15 000 signes ! Youpiiiiiiiiiiii !
Je ne cacherai pas que depuis décembre, je passe une mauvaise phase dans ma vie. Tristesse, colère, deuil et maladie s’enchaînent les uns aux autres. Mais malgré tout ça, je suis lancé.
Je me suis inscrit au challenge premier jet 2010 de Cocyclics. J’ai décidé d’achever mon premier jet pour juin. Cela va être dur et éprouvant pour de multiples raisons non-liées à l’écriture mais je vais y parvenir, je le veux !
A part ça, youpi ! Je m’y suis remis. 15 000 signes d’écrit. Plop a rencontré les êtres fées du Trollsheim et ça a été particulièrement jouissif de faire parler des trafiquants de chair enfantine. Je m’attaque maintenant aux personnages présents à Cocagne. Là, je laisse le sang et les viscères de côté pour passer aux roses et aux papillons !
C’était la nouvelle du jour !
Daerel.
Je le sens bien ce premier chapitre curieusement ! Bien content dans cette triste période de ma vie.
Des tracas de l’écriture.
Alors écrire produit dans ma petite tête des réflexions bizarre. Je poursuis l’écriture du premier chapitre et je ne peux m’empêcher de relire la première scène du roman. Et je trouve ça terriblement mauvais.
Et là, coup de stress, je m’inquiète. Si je devais poursuivre en écrivant si mal, ce serait horrible.
Alors, j’ai mis en rouge tous les passages qui posaient soucis… et j’ai essayé de les re-écrire.
Et paf ! En relisant ces corrections vient la terrible question : C’était pas mieux avant ?
Là, panique totale du petit Daerel. Il tergiverse avec lui-même et hésite: « Va-t-il mettre ce premier extrait sur la Mare ou pas pour qu’il soit bêta-lu ? »
La Mare est évidemment CoCyclics. Néanmoins, je ne sais pas quoi faire ? Je me disais depuis quelques temps : tu ne posteras des extraits sur CoCyclics que lorsque tu auras fini.
J’ai franchement envie de finir le bouquin et de le relire une fois avant d’utiliser les moyens de la Mare pour améliorer tout ça. Mais si je me fourvoyais et si faire bêta-lire le premier passage m’aidait à éviter des écueils d’écriture pour le reste !
Rhaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Je n’en sais rien !
Je vais aller boire un chocolat chaud pour me calmer !
Daerel.
[Roman - Les Cent de Cocagne] Scène 1 du chapitre 1.
Bonjour à tous,
Oui, tenir un blog présente pour me petite personne quelques difficultés. Là, j’essaie de faire en sorte que quand je rentre chez moi, je n’ai que deux activités : passer de bons moments avec ma femme… ET ECRIRE !
Et pourtant, malgré le fait que je me suis dit : « tu écriras en février », je ne peux m’en empêcher actuellement.
Il y a une semaine, j’étais terrifié à l’idée de débuter mon roman… et là, ça part. J’ai 3 des cinq scènes de mon premier chapitre en tête et j’ai déjà rédigé la première scène.
Ohhhh, c’est mal écrit, ça manque de style, il y a des lourdeurs horribles. Cependant, je suis content. L’action est posée. Et l’histoire vit. J’ai eu l’idée de deux scènes aujourd’hui que je n’aurais pas imaginées il y a encore deux jours.
Bon, en plus, l’histoire m’a fait tuer une personne de plus que prévu. A ce rythme, je ne vais plus avoir de personnages avant le 4e chapitre. Je suis très triste pour la mort de ce personnage que je n’avais pas anticipée. C’est bizarre, mais le tuer me peine.
Ecrire rend schizophrène. Je comprends Stephen King maintenant !
Daerel.
PS : Je m’inscris à la Constance du Jardinier, c’est parti !
Les Cent de Cocagne
Bien le bonjour à tous !
Il faut savoir que j’ai souffert de la « Novembrite« , une mystérieuse infection troublant la santé et le moral de ceux qui en souffrent !
Néanmoins, je reviens en forme avec une idée de grande novella intitulée Les Cent de Cocagne.
Je vous donne le pitch :
« Dans la cité insulaire de Palindrome, par vengeance amoureuse, le Prince Lycaon refuse d’apporter le soutien militaire pour sauver militairement les Yvelins. Il convainc les six autres princes palindromites.de soutenir sa démarche.
Sur le continent de Borée, une immense armée sans-cœur marche contre Cocagne. La cité vouée à la paix n’a pas d’armée. Les Palindromites auraient dû venir la protéger. Personne ne peut stopper l’avancée de la troupe démoniaque qui savoure le festin que Cocagne va leur procurer.
A Cocagne, la panique s’empare des habitants. Les appels à l’aide sont lancés. Malheureusement, le temps manque. Les premiers secours n’arriveraient que sept jours plus tard. Juste sept jours de plus et les Cocagnais étaient sauvés. Personne ne semble pouvoir arrêter l’ennemi.
Par chance, il y a à Cocagne cinq compagnies féeriques soit 125 êtres fées qui sont là pour diverses raisons. Deux compagnies venues du Lutinor pour venir en aide aux Humains, une compagnie du Trollsheim qui traquait un Démon aux Mille Cœurs et deux compagnies d’Elfirie qui ont repéré l’armée sans-cœur et sont venues alertées le Cocagnais.
Ces êtres fées voient le désespoir gagner le cœur des Cocagnais et si Cocagne tombe, c’est tout le cœur du continent boréen qui disparaît. dans les ténèbres. Touchés par les enfants de Cocagne, ils font un serment : « Cocagne ne tombera pas ! »
Tous du plus petit et du plus timide des Poltrons au grand et massif Troll se préparent à combattre une horde cent fois plus nombreuses qu’eux. Forts de leurs pouvoirs, de leurs magies et de leurs armes, ils attendent le pied ferme les Sans-Cœurs.
Les trois jours qui manquent aux Humains, les êtres fées vont les leur donner. Quel qu’en soit le prix !
Ainsi débute la légende héroïque et tragique des Cent de Cocagne. »
Vous remarquerez que je suis assez mauvais en rédactionde pitch. Il demande à être retravaillé. Enfin bon ! J’ai déjà l’idée du début, celle de la fin et les personnages.
Je bute juste sur les noms de mes personnages. Il y a sept points de vue dans la bataille :
Tyl, Fyl, Kim, Mhyr et Khor : 5 elfes membres d’une compagnie de Francs-Archers d’Elfirie. Leur amitié est née il y a plusieurs millénaires et ils sont toujours ensemble. Cette bataille va mettre leurs liens à rude épreuve.
Polstitskin et Pilstitskin : 2 Farfadets jumeaux. Moqueurs et blagueurs, ils sont amoureux de Piliti dont ils se moquent toujours.
Piliti : Une douce Lullie (des cousins des Lutins mais avec des ailes) qui se sent moche.
Keurk, Beurk et Druzz : 2 Gobelins et un Troll, méchants et bouffeurs de gosses.
Tyluyn, Polo et Eline + Dynker et Rumpel : deux Lutins et une Lutine, magiciens + 2 sorciers pepliks. Le trio lutin vient du Lutinor et sont liés par un triangle amoureux (Polo et Eline sont ensemble et Tyluyn cache sa jalousie). Quant aux Pepliks, ils n’ont pas la langue dans leur poche… Et leurs cousins du Lutinor vont comprendre qu’on ne badine pas avec les sorciers du Trollsheilm.
Plop : Un Poltron qui a suivi ses amis d’Elfirie. Il se demande toujours ce qu’il fait là et passe la plupart du temps invisible tellement il est terrifié par les événements qui s’engagent
Llud et Zip : Un Boucca, courageux et vaillant chevalier-fée, accompagné du petit Zip, une créature féerique volante et lumineuse.
[Lecture] Elantris, tome 1 La chute.
J’ai dévoré cette semaine le premier tome du livre de Brandon Sanderson Elantris. Que dire sinon que ça faisait longtemps qu’un livre ne m’avais pas accroché. Le livre a le pitch suivant : Autrefois, Elantris était la cité des dieux. Elle brillait sur l’univers et les hommes pouvaient y venir pour rencontrer les dieux et recevoir d’eux leurs bienfaits. Il y a dix ans, il y eut la chute.
Le roman se déroule dix ans après la chute. Le thème du roman est très intéressant : les dieux d’Elantris était en réalité des humains qui, du jour au lendemain, ont eu les symptômes d’une maladie faisant d’eux des dieux. Il y a dix ans, cette maladie donnait l’immortalité, rendait beau, la peau argentée et les cheveux blancs, et donnait des pouvoirs magiques à travers une magie runiques basée sur les Aons. Mais il y a dix ans, la bénédiction s’est transformée en malédiction : la maladie qui rend dieu/déesse s’est corrompue. Les humains qui la contractent voient leur peau se couvrir de tâches noires et devenir grise où il n’y pas ces marques. Ils perdent leurs cheveux. Et ils n’ont plus accès à la magie. Par contre, ils restent immortels !
Et là, le concept d’immortalité est vraiment bien rendu… Les pauvres malades sont enfermés dans la cité d’Elantris depuis sa chute… et ils sont bien immortels… Le problème est que s’ils se font bobo, leur corps ne répare pas… La douleur reste pour toujours. Ne vous cioncez pas le doigts de pied par exemple. Ah et il n’y a presque pas de nourriture dans Elantris.
Le roman suit donc 3 personnages :
- Un prince qui a contracté la maladie divine et qui est enfermé dans Elantris.
- Une princesse qui arrive dans le pays du prince pour l’épouser et qui découvre qu’il a disparu.
- Un prêtre d’une religion ennemie qui vient dans le pays du prince pour le « sauver » (le pays, einh ! pas le prince).
Et franchement, le livre est vraiment bien et sympatoche. J’attends la suite avec une grande impatience mais amazon semble vouloir mettre du temps à me l’envoyer…
Coeurs de Poètes
Alors, pas mal de gens m’incitent à faire le Nano. En fait, son vrai nom est le NanoWriMo. Son concept, expliqué ici, consiste à écrire 50 000 mots d’un roman entre le 1er novembre et le 30 novembre. Des milliers de personnes dans le monde y participe. Le but est d’écrire.
ALors, la question est : vais-je y participer alors que je suis professeur et que j’arrête pas de me remettre en cause et que je trouve que je dois m’impliquer encore plus dans mes cours, que je suis au Conseil d’administration, que je vais ptêt me marier l’an prochain… etc.
Si j’étais raisonnable, je dirai : NON !
Evidemment, il se trouve que je ne suis pas raisonnable. Donc, je vais y participer. J’ai donc 13 jours pour m’organiser au oollège, acheter un eeepc, mettre sur papier l’éncyclopédie de mon monde et créer un synopsis…
Bah oui, si je dis oui, c’est que j’ai une idée qui me trotte dans la tête. Un projet nommé Coeurs de Poètes. Petit pitch :
Les Sans-coeurs sont de retour et une Seconde Guerre des Cauchemars fait vaciller Arcadia. Les troupes féeriques et lucioles traquent l’ennemi partout, les forces des Cités fabuleuses se coalisent pour affronter les légions infâmes et les Autrelins utilisent leurs savoirs pour aider leurs amis humains. La magie poétique est l’une des clefs de la victoire. Mais les ordres poétiques sont divisés. Les Cabires (les poètes-mages dédiés à l’artisanat et à la science) et les Sidis (les poètes-mages dédiés à la philosophie et à l’art) ont beaucoup de resentiments contre les Kvasirs, les poètes-mages dédiés au combat. Ces derniers prélèvent un tribut humain parmi les autres ordres pour renforcer leurs rangs. Et la pratique du vol de souvenirs sur les esclaves des Kvasirs choquent profondèment. A l’intérieur même de l’ordre kvasir, certains doutent… Mais peut-on douter alors que l’ennemi est implacable et légion ? Ne doit-on pas oublier certaines valeurs pour la survie du plus grand nombre ? Cette interrogation amène plusieurs Kvasirs à lutter contre leur conscience ou contre leurs frères. Athoos, Johann, Aless et d’autres vont devoir répondre à ce cas de conscience alors que des millions de vie dépendent de leurs pouvoirs.
Bon, c’est qu’un premier jet de synopsis… M’en demander pas trop !
Des religions sur Arcadia
Cette semaine, j’ai travaillé sur les Puissances d’Arcadia (les peuples d’origine d’Arcadia soit les Fées, les Géants, les Dragons, les Lucioles et les Chimères) et sur la mythographie (les dieux quoi).
Et tout en rédigeant cela, j’ai commencé à reprendre mes notes sur les religions.
Et là, je bloque. Je reprends les mythes grecs évidemment et ma thématique sur les Sans-Coeurs (les enfants du Néant dont le but est d’anéantire toute chose) et là, je bloque un peu.
Il y aura une religion basée sur Prométhée, dont les adeptes portent la pourpre et l’or. Ils prônent l’usage de la science et de la raison pour consolider la présence humaine sur Arcadia. Prométhée est un Géant qui a joué un tour pendable aux Fées et Lucioles en donnant le Feu aux humains, le Feu étant le moyen de voir par delà les illusions des Fées et Lucioles (en cela, Prométhée se venge du fait que l’alliance Fées-Lucioles a vaincu les Géants il y a très longtemps). Bref, les Prométhéens seraient des Humanistes au sens noble. Ils protègent les humains des caprices des Puissances. Religion peu nombreuse mais très écoutée.
Le Somnisme, la religion du Sommeil et du Rêve. La religion la plus répandue. Elle est composée de moines qui vivent dans des monastères où la prière est en fait… une sieste. Une fois réveillé, on note les rêves. Dans les cités, il y a des lieux de culte où les gens viennent dormir puis décrivent leurs rêves à des sortes d’augures. Bref, un pur délire d’adepte de la sieste. Elle est répandue partout.
L’orphisme me pose souci. Je reprends le mythe d’Orphée qui, dans mon monde, fut un Sidi (un poète-mage) qui sauva son Eurydice des Sans-Coeurs en la laissant mourir plutôt que de la laisser Dévorer. J’hésite à stabiliser son dogme. Je pense à une religion de la passion et de la bravoure. Elle serait surtout populaire autour de la Mer assoupie, à la fois dans les cités dioscures (Ithaque et Ilion) et dans les cités halcyones (Avalon, Lyonesse…). Mais pas de lieux de culte, juste des gens qui suivent cette voie.
Vous remarquerez que j’utilise le mot religion et qu’en fait, hormis le somnisme, ça ne ressemble pas à des religions… Je devrai plutôt parler de voies mystiques ou de spiritualité. Tout cela ne concernant au final que très peu la religion (sur mon monde tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a un Créateur (on lui dit merci) et qu’il y a des divinités mineures qui vivent parmi eux (les Dieux d’Onyre et les Dieux étranges) auquel on voue un culte civique du type qui existait en Grèce ou à Rome).
Je me rends compte qu’au final, j’ai une religion de type grecque sur mon monde (il y a un panthéon et chaque cité choisit ses dieux poliades) avec à côté des gens qui suivent des voies philosophiques (l’orphisme et la prométhéisme)… cependant, le somnisme me semble être une vraie religion…
Argh, la vie d’écrivain est compliquée !
Le Projet Arcadia
Le Projet Arcadia.
J’ai du mal à en parler tellement cela vit avec moi depuis plus de quinze ans. C’est un monde qui a grandi et évolué avec moi. J’ai envie d’y écrire des histoires.
Le souci est que je dois maintenant tout mettre en ordre pour contempler ce monde qui me paraît si vivant.
Bon, là, je fais mystique. Parlons concret.
Le Projet Arcadia est la création d’un univers onirique complet avec son histoire, sa mythologie, sa cosmologie, ses contes, ses peuples voire ses langues. Néanmoins, le but n’est pas de créer un livre sur un monde. Non, il est là pour créer des romans qui vivent sur ce monde.
Avant d’attaquer l’écriture d’un roman, il me semble juste de créer un univers qui paraîtra vivant et cohérent aux lecteurs, mais sans tomber dans le piège de raconter une encyclopédie à mes (ptêt) futurs lecteurs. Le but est d’émerveiller, de faire rêver et voyager à travers des personnages qui vivent au rythme des passions et des drames se nouant sur Arcadia.
Alors, qu’est-ce qu’Arcadia ? C’est le Rêve qui a pris la forme d’une planète dans le Sommeil. C’est aussi des dragons, des géants, des lucioles, des fées et des chimères, incarnations vivantes des Rêves, du Sommeil, de l’Eveil, de l’Inspiration et de l’Etrange. Mais c’est aussi des cités fabuleuses, des mages-poètes, des chercheurs de pierre-songes, des pêcheurs d’étoiles.
Arcadia est aussi un monde que j’ai réussi à concrétiser et à structurer après ma lecture de la Théogonie d’Hésiode. Ce livre antique, l’un des piliers de la culture grecque antique, dit qu’à côté d’Ouranos et Gaia, il y eut d’autres dieux primordiaux. Parmi eux, il y eut Nyx la nuit qui enfanta Hypnos (le Sommeil) et Thanatos (la Mort). Hypnos eut lui-même trois enfants : Fantasius (les rêves ayant une forme d’objet), Icalus (les rêves ayant une forme animale) et Morphée (les rêves ayant une forme humaine). On dit aussi que Nyx eut pour frère Hemera (la clarté, si je me souviens bien) et Eros (l’amour primordial, avant de devenir l’Eros soumis à Aphrodite). Je me souviens très bien de la lecture de ce livre, un mercredi après-midi dans la bibliothèque universitaire de Nanterre. J’étais ailleurs, les mythes grecs m’inspiraient grandement et le monde dans lequel je rêvais depuis que j’étais petit se structura et prit vie. Un pur moment de merveille.
Alors là, vous allez me dire : Pfiouuuu… ça a l’air compliqué ! Oui mais non ! Mes lecteurs n’auront pas à subir mes délires mais mes délires vont créer des histoires. Et c’est là une chose délicate. Je suis un constructeur d’univers (à mon humble échelle) et étant perfectionniste je crée tous les mythes, toutes les sciences, toute l’histoire, tous les textes sacrés… Cependant, je vise aussi à être un Conteur. Et j’utiliserai mon encyclopédie ultra-minutieuse pour écrire des histoires oniriques.
Mon modèle est le monde de Sandman par Neil Gaiman. Réussir à raconter des histoires dans un monde extraordinaire sans prendre la tête au lecteur enf aisant des appartés type « Alors, toi lecteur, je vais maintenant t’expliquer ça ! ». Peindre ce monde à travers des romans par touches d’impressionnistes. Voilà mon but !
Mais pour y arriver, je dois construire ce monde aussi scrupuleusement que possible. Et c’est mon but des trois derniers mois de cette année 2009.
Objectif du mois d’octobre : Mythe, cartographie et histoire sur documents words et non pas que dans ma tête !
Ah oui… Vous remarquerez que mon inspiration n’est ni le Moyen-Âge ni le monde celtique. Je suis plus attiré par les mondes grecs, mésopotamiens et aborigènes. Surtout le monde grec !
[Lecture] J’ai un problème avec le cycle Acacia.
David Anthony Durham a du talent et il est considéré (au vu des critiques tant américaines que françaises) comme un auteur qui renouvelle le genre de la Fantasy.
Cela fait longtemps que je m’ennuie en lisant les nouveaux livres de fantasy. En conséquence, j’ai sauté sur les deux premiers tomes de son cycle nommé Acacia (voir les couvertures ci-contre).
Le quatrième de couverture est apparemment classique : une dynastie règne sur un continent depuis son île nommée Acacia, le système impérial est corrompu, le roi veut changer tout cela (il est bon et charitable mais si faible), il est veuf (évidemment) et a quatre enfants qu’il chérit tendrement, une vile conspiration va renverser la dynastie et les 4 enfants vont être sauvés par des âmes charitables ! Et ils ont un plan : reconquérir le trône de leur père contre les traitres.
Rien que du classique sauf que… l’Empire tient car depuis 22 générations les rois d’Acacia pratiquent un troc effroyable avec un royaume dont personne n’a vu le moindre ressortissant sauf les membres d’une ligue étrange qui gardent farouchement le secret. Le troc est simple : le royaume inconnu donne de la drogue (la Brume) aux rois d’Acacia qui l’utilisent pour plonger la population de leur empire dans une torpeur qui empêche toute révolte. Les paysans sont camés, quoi ! En échange, le royaume inconnu demande une simple chose : un Quota d’enfants tous les ans. Les rois acacians arrachent depuis des siècles les enfants de leurs sujets drogués pour les envoyer de l’autre côté de la mer pour devenir on ne sait quoi ?
Là, soudainement, on se dit : Ouah ! Un Empire drogué et un trafic d’enfants. Jamais vu ça ! Qui sont ces mystérieux vendeurs de brume et pourquoi veulent-ils des enfants ?
Alors, on lit les romans. Superbement écrits, des personnages très intéressants, pas de manichéisme… d’excellents romans. Seulement, il y a un mais ! La drogue, on ne la voit nulle part. Oh, les gens en parlent, mais on ne voit rien de ses effets sur la population. C’est comme si l’auteur avait oublié que son idée géniale aurait dû créer un univers différent. Et bah non ! Là, on se dit : une bonne idée non-exploitée. On se sent floué. Alors, on attend le deuxième intérêt : que deviennent les gosses et qui sont ces mystérieux habitants de l’autre côté de l’océan ?
On l’apprend dans le deuxième tome… on rencontre leurs cadavres. Ils sont tous morts en un jour et évidemment, on arrive dans leur royaume le jour d’après. COmme si ça ne suffisiait pas, on découvre qu’un ennemi encore plus méchant vit à côté…
Je suis blasé… C’est ce qu’on appelle une pirouette et je suis très très déçu. Durham a fait deux très bons livres. Je lirai la suite. Mais il a gâché ses idées soit en ne les exploitant pas soit en utilisant une pirouette.
Enfin voilà ! Je dois être trop critique, j’imagine. J’avoue être caricatural car le scenario est en béton mais il ne tient pas compte de ce qui m’a attiré : un royaume de drogués et ces mystérieux vendeurs de drogue payés en enfants ! Bon, je vous rassure, on sait ce que deviennent les enfants mais bon !
CoCyclics, la mare aux grenouilles.

Je ne saurai débuter ce blog sans mentionner CoCyclics.
Qu’est-ce que CoCyclics ? D’abord, c’est ce qui m’a redonné envie d’écrire et de réellement concrétiser le projet Arcadia (Je vous raconterai ce qu’est le projet Arcadia dans la semaine). C’est aussi une formidable communauté SFFF (science-fiction, fantasy et fantastique) d’écriture. Organisé en collectif dont le principal outil est un site doté d’une gazette (Tintamare) et d’un forum, CoCyclics organise la bêta-lecture de toutes les personnes dont le désir est d’écrire de la SFFF.
Le principe est simple : Bêta-lis et tu seras bêta-lu !
Je suis arrivé dans la Mare (nom du forum) le 3 août 2009 et depuis, quel bonheur ! Deux nouvelles écrites (Sans les Masques en corrections et Petites Dents effilées en finitions), ma pratique du français grandement améliorée et des tas de rencontres et de lectures fantastiques.
Je ne regrette pas mon investissement. Mais attention, si vous voulez y aller, il faut savoir que pour être bêta-lu, il faut bêta-lire ! Et soyons honnête : je suis estomaqué par la qualité générale des écrivains qui peuplent cette Mare et par la bonne ambiance qui y règne !
Vous écrivez de la SFFF et vous êtes un bon gaillard (ou une bonne matrone), n’hésitez plus ! Cliquez sur le lien permanent sur la gauche en bas, là, vous voyez einh ?
Si vous avez du mal, c’est ici !
Merci CoCyclics !

